Die Schlesischen Weber, Heine 1844

Die Schlesischen Weber, Heine 1844
Im düstern Auge keine Träne,
Sie sitzen am Webstuhl und fletschen die Zähne:
"Deutschland, wir weben dein Leichentuch,
Wir weben hinein den dreifachen Fluch -
Wir weben, wir weben!

Ein Fluch dem Götzen, zu dem wir gebeten
In Winterskälte und Hungersnöten;
Wir haben vergebens gehofft und geharrt,
Er hat uns geäfft, gefoppt und genarrt -
Wir weben, wir weben!

Ein Fluch dem König, dem König der Reichen,
Den unser Elend nicht konnte erweichen,
Der den letzten Groschen von uns erpreßt
Und uns wie Hunde erschießen läßt -
Wir weben, wir weben!

Ein Fluch dem falschen Vaterlande,
Wo nur gedeihen Schmach und Schande,
Wo jede Blume früh geknickt,
Wo Fäulnis und Moder den Wurm erquickt -
Wir weben, wir weben!

Das Schiffchen fliegt, der Webstuhl kracht,
Wir weben emsig Tag und Nacht -
Altdeutschland, wir weben dein Leichentuch,
Wir weben hinein den dreifachen Fluch -
Wir weben, wir weben!"

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# Posté le lundi 23 juillet 2007 06:28

Il connait par coeur tes contours...

Il connait par coeur tes contours...
Il connait par coeur tes contours,
Avec toi il a tellement aimé l'amour,
Il saurait dessiner ton attrayant décolleté,
La fine gravure de ton bracelet,
Enlaçé autour de ton poignet,
Et cette mèche marginale,
Qui recouvre ton visage pâle,

Tu es si renversante,
Ton tailleur est élégance,
Ton intélligence dans ta perséverance,
Et ses éclats blèmes sur ta joue,
Lorsque soudain tu fais la moue,
Ta mysterieuse sensualité,
qu'il souhaîterait tant percer,
Te porte à la jeunesse du monde,
Et ainsi par tes ondes,
Un tourbillonement de sens s'épanche,
Au rythme de tes hanches,
Voilà ce qui le fait rêver,
Ton allure et ta fine beauté,
Qu'il n'ose que par ses yeux effleurer,
Et pourtant qu'il voudrait posséder,

Ce dévoilement de ta lumière,
Ta distinction loin d'être fière,
Ta chevelure mystique,
Lors de moments idylliques,
Une invitation à l'élévation,
Par la puissance de ton attraction,
Par ton pouvoir de suggestion,
Ivresse poétique,
Dans ton regard lyrique,

Pour lui tu es le Parnasse,
Art pour Art et véritable Grâce,
A ta mort il pourra exécuter une laudatio,
En hommage à cette peau,
Qu'il aura vu mûrir et flétrir,
Un panégyrique de ces instants magiques,
Une canonisation à sa façon,

Il aurait pu dessiner cette chair,
De femmes clinquantes aux allures altières,
Mais pour utiliser les couleurs de sa palette,
C'est toi, charmante femme discrète,
Qu'il veut voir, sur sa toile, apparaître,
Il aimerait te dessiner,
Dévoiler ta personnalité,
Mais ça ne sera jamais parfait,
Pour lui c'est toujours raté,
Il en sera à vie frustré,

De ne jamais t'appartenir,
Et ses pinceaux qui ne cessent de lui mentir,
Et cette toile qui ne fait que de te trahir,
Trahir cette femme qui l'attire,
Parce que ton indifférence fait toute ta différence,
Parce que toi tu sais manier simplicité et beauté
Et finalement ta seule défaillance,
Est de ne pas te faire confiance.

# Posté le mercredi 30 août 2006 14:15

Modifié le mercredi 05 août 2009 13:24

les verres qui cassent, t'es dans l'impasse...

les verres qui cassent, t'es dans l'impasse...
Et puis aussi un soir 17 boulevard Voltaire,
Tout s'est écroulé par terre,
T'as voulu échapper à cette vie solaire,
Aspirine et vodka dans un verre,

Et ce soir à 23 heures 54,
les nerfs d'Elise lâchent,
Les derniers vers qui cassent,
T'es dans l'impasse,

17 boulevard Voltaire,
De cet appartement t'en étais fière,
Beaucoup de choses se sont passées,
Sur la table basse,
La marque de la tasse de café,

Et ce soir à 23 heures 54,
les nerfs d'Elise lâchent,
Les derniers vers qui cassent,
T'es dans l'impasse,

Beaucoup de verres se sont cassés,
Mais là c'est toi qui craque,
Mémoire qui flanche, mélodie remaniée,
Vieux disques retrouvés, mélodrame provoqué.

Et ce soir à 23 heures 54,
les nerfs d'Elise lâchent,
Les derniers vers qui cassent,
T'es dans l'impasse,

17 boulevard Voltaire,
Toi et ta robe vaporeuse et légère,
Attendaient d'entendre tes talons d'un air,
Familier et qui aujourd'hui t'exaspèrent,
Parce que depuis des millénaires,
Pour elle, tu ne passes plus boulevard Voltaire,

Et ce soir à 23 heures 54,
les nerfs d'Elise lâchent,
Les derniers vers qui cassent,
T'es dans l'impasse,

17 boulevard Voltaire,
A penser comment te satisfaire,
Elle était à des années lumières,
Qu'un jour elle pourrait t'éteindre,
Mais ce n'est rien, juste dépeindre,
Le mal du siècle qui la ronge,
Se sentir réduire et puis jetter l'éponge,

Car ce soir là Elise trépasse,
Aucun doute c'est l'impasse,
Elle a voulu se foutre en l'air,
Rien qu'un soir boulevard Voltaire...

# Posté le mercredi 30 août 2006 13:16

Modifié le mercredi 05 août 2009 13:26

J'envoie valser...

J'envoie valser...
J'envoie valser
le monde et ses idées
J'envoie valser
Ce que de moi on peut bien penser
J'envoie valser
Ceux qui me gachent mes journées
J'envoie valser
Les heures et notre temps condamné
J'envoie valser
Cette image de moi réservée
J'envoie valser
Ceux qui ne se gène pas pour toujours critiquer
les effrontés, les cullotés
J'envoie valser
le monde et tout ses préjugés
J'envoie valser
Ceux qui cherchent à me désarçonner
J'envoie valser
Ces hypocrites de ma pensée
J'envoie valser

# Posté le lundi 12 juin 2006 15:29

Modifié le mercredi 05 août 2009 13:27

Je de maux

Je de maux
les Je de Maux
me font des Faux

dans le parc Monceau
de Fleurs j'ai rencontrée
tes cheveux sont Dé
Fées qui dansent sur Delerm
tes yeux sont ceux des Mères
en ruisseaux Vagabonds
je le suis puisque je n'ai qu'un Sou
Pire que l'ennui de toi
puisque je ne suis que con par raison
Par Rapport à ton nom
j'ai envie de crier Livre Et Moi
A Baudelaire il sera quoi faire
Lui aussi n'aime sa Vie
De comme le spleen de sa poésie
ma tentative est Veine
que l'on Ouvre à présent
car il n'y a Guère
mais seulement des Soldats
ils penseront à toi Qui Est Mélo
De Ce Fleuve bien trop beau

# Posté le mercredi 07 juin 2006 06:34

Modifié le mercredi 05 août 2009 13:28